Delirium-Scribouille

Merveilleux Dustin Hoffman...

Hier après-midi, Fiston étant au centre de répit, Mademoiselle et moi avons décidé d'aller au cinéma.  COmme une ado ne vient jamais seule, Mom's taxi en a embarqué 2 de plus direction cinoche.  À l'affiche, j'avais décidé et ils ont aquiescé, le Merveilleux emporium de Monsieur Magorium.  Le Emo roller coaster roulant en boucle cette semaine, j'avais bien besoin d'un retour à la magie de l'enfance!

Nous voilà donc équipé de popcorn à la margarine (ouache!  qui a eu cette idée?) et de slush (3 saveurs?  on mélange!  magma sans couleur franche), prêts pour l'aventure.  J'Avais je l'avoue un peu peur bien qu'ayant laissé l'adulte dans la bagnole de tomber sur un autre film gnan gnan de Noël.  Mais non, un beau conte dans lequel un chat est un chat, dont les effets spéciaux sont fort bien réalisés (non non j'suis pas chauvine, mais ça me fait plaisir de dire que c'est fait au Québec), un Zach Mills (le petit garçon) époustouflant et mignon tout plein ainsi que le grand (!) Dustin Hoffman.  Oui grand, je suis impressionnée par le bonhomme et son registre...

Ludique, magique, féérique...Parfois triste, puisque la trame est tissée sur la mort imminente de monsieur Magorium.  Qui dit à sa protégée accablée que ça prenait Shakespeare pour écrire un si beau texte sur la mort, dans le roi Lear:  Il meurt.  Oui, sans flafla, juste comme ça il meurt.  Et d'ajouter ne sois pas triste de ma mort mais souviens toi avec joie de ma vie...Maudite belle morale (j'aime pas ce mot mais...) pour mes 3 ados...

Et toujours dans ce type de film: gardez votre coeur, votre âme d'enfant...Le monde des adultes est en noir et blanc, une grisaille quoi!  Et je vous jure que pendant l'heure et demie qu'a duré ce film, j'ai eu le sourire aux lèvres malgré ma larme à l'oeil...Et mon âme s'en ressent aujourd'hui...J'ai bien l'impression que pendant la nuit, me promenant d'un rêve à l'autre, parfois éveillée, parfois dans les bras de Morphée, je me suis vautrée dans la poudre de fée! ;-)

Allez-y...Et faites comme moi, laissez l'adulte dans la bagnole!

aucun commentaire - aucun rétrolien

Pirate des Caraïbes...

Le troisième...

lire la suite

2 commentaires - aucun rétrolien

Labyrinthe de Pan


Les critiques disent que c'est LE film de l'année, parlent de chef d'oeuvre...Ils en mettent peut-être un peu ou j'avais trop d'attentes. Ce n'est pas un mauvais film, a contrario. J'ai bien aimé, je vous le recommande.

L'histoire se passe en Espagne, en 1944...Espagne sous la dictature de Franco...Cauchemars d'une fillette à l'imagination fertile...Torture, domination, sadisme...Le parallèle entre les cauchemars et la réalité fait découvrir l'étendue de l'horreur de la dictature.

Le visuel est efficace, on est dans un univers glauque, sombre. Certains critiques mentionnent Goya, et oui j'abonde dans le même sens. La réalité et l'imaginaire deviennent indissociables, les créatures peuplant les nuits d'Ofelia se fondent dans les personnages réels...Comme quoi l'horreur n'est pas qu'imaginaire...

J'ai bien aimé le jeu de Sergi Lopez dans le rôle d'un capitaine franquiste écoeurant. Également, les actrices jouant Mercedes (la bonne) et Ofelia (la fillette) sont très bien. À part le Faune et les fées, les personnages imaginaires ne sont pas assez développés à mon goût, j'aurais aimé qu'on pousse un peu plus. Le Faune par contre j'ai bien aimé, pas trop sûre de quel côté il penchait, toujours "on the edge", jusqu'à la fin.

J'attends tout de même la sortie DVD pour le revoir, et pour en savoir un peu plus sur les choix du réalisateur.

1 commentaire - aucun rétrolien

Babel

Premier article de la rubrique cinéma!  Je commence en grand avec Babel...Je suis sortie de la salle de cinéma en état de transe...Et le mascara fuyant!!!

Bon, je suis un peu sensible au débordement lacrymal ces temps-ci mais je n'étais pas la seule à avoir été secouée...Trois situations, à trois points du globe, reliées entre elles par un fil quasi invisible et illustrant la puissance de la communication...

La comm c'est un de mes dadas...Je l'ai étudiée, lue, analysée, généralisée, banalisée, décortiquée...Et je me rends compte à quel point je suis cordonnier mal chaussé...Alors oui le film m'a rentré dedans, vlan dans les dents! Montrant à quel point l'absence de communication emmène son lot d'interprétation, le non-dit creuse un fossé...

Je ne ferai pas ici l'éloge de la communication ni une thèse sur le sujet...Pas pour l'instant du moins! Avant de communiquer, je réfléchirai!!! (Parce que ça c'est un des mes sympathiques travers...Je m'exprime par impulsion...Alors je suis parfois dure à suivre et comprendre....) Mais je vous suggère fortement d'aller voir le film.

Musique sublime, visuel magnifique, une Cate Blanchett et un Brad Pitt à fleur de peau...Des moments de tension qui nous soufflent, un dénouement qui nous emporte...Bref, j'ai adoré. Quand je vois un film, il m'arrive souvent de questionner certaines scènes ou le choix des acteurs, de penser que le film aurait dû finir autrement, ou, ou, ou....Mais ici, rien à dire au réalisateur...Mes questions sont cette fois emmenées par le sujet, ça devient philosophique...J'aime ça!

Prochain film sur ma liste? Volver...Parce que Almodovar est...Tout simplement! :-)

aucun commentaire - aucun rétrolien