Delirium-Scribouille

De retour...

S'lut! Je suis de retour...Le pélerinage, la retraite est terminée...Ça fait 2 jours que je suis revenue mais j'ai pas pu écrire avant. Difficile d'en parler vraiment aussi. Le voyage en soi est une aventure très personnelle, intime...Mais j'ai écrit, beaucoup, voracement, crûment, sans fioritures, sans censure. Mon crayon s'est fait ma voix pour raconter mon chemin, depuis la conscience que j'ai d'être là, depuis mes souvenirs, jusqu'à aujourd'hui. Qui sait, peut-être écrirai-je mes mémoires un jour! Ce sera là matière à travailler! Le paysage était beau. Le chalet qu'on m'avait offert semblait faire partie d'un espace-temps oublié. Dès la sortie sur l'autoroute j'ai décroché, dès l'arrivée au chalet j'ai respiré...Profondémment, sans entrave, en harmonie. L'endroit représente exactement ce que j'attends d'un chalet. Pas de luxe, des meubles dépareillés, des souvenirs, un foyer , les arbres et la rivière. Toujours eu un faible pour les rivières...L'eau qui voyage me fait du bien, m'enveloppe, me berce. Juste derrière la maison la rivière est étranglée par de gros rochers formant maintes cascades au bruissement magique. Que ce doit être magnifique au printemps, quand l'eau furieuse veut passer à tout prix, sculptant ces rochers, érodant les berges. En ce moment, l'eau est plus sage, se contentant de se frayer un chemin doucement pour se jetter dans le bassin en contrebas. J'en ai profité de cette rivière, me suis installée sur un rocher, au soleil et ai fait le lézard en me laissant transporter par le son de l'eau. Mon rocher m'a servi de refuge pour m'épancher dans mon cahier. Ça été une libération, ce fut magique. Jamais je n'aurais cru que 3 jours m'auraient suffit pour arriver à me retrouver. Bon j'avoue j'aurais pris 3 semaines, mais bon, je préfère y aller lentement mais sûrement, en respectant le rythme de ma famille au même titre que le mien. J'irai aussi doucement pour vous livrer mes réflexions, du moins celles qui se partagent ;-) J'ai plus envie de tout précipiter, il n'y a plus d'urgence, mon rythme est redevenu celui que j'aimais tant, celui qui me respecte, celui qui s'adapte. Je me sens plus roseau et moins chêne... Je vous laisse ici, le soleil m'appelle... À une prochaine fois! Moi

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