Delirium-Scribouille

2005-07-20 23:40 Il était une fois...

Un feu d'artifice qui faisait boum badaboum...Excusez-moi, j'entends le feu d'artifice qui bombarde le ciel et ça me distrait. Je recommence... Non je ne recommence pas, j'ai pas le goût d'écrire une histoire, ben en fait j'ai le goût, mais c'est pas le bon moment. Je vais donc juste me contenter de thérapeutiser encore ce soir. C'est un drôle de soir ce soir...Un soir où tout devient étonnamment limpide suite à deux conversations avec deux amis sur deux affaires différentes, mais qui se rejoignent. J'ai toujours aimé philosopher, pelleter des nuages, jouer avec les idées et les mots. J'ai écrit longtemps avant d'oublier que je suis capable d'écrire. J'ai discuté des nuits durant avant d'oublier le plaisir que ça m'apporte. Je me suis indignée haut et fort avant qu'on me dise que ça ne servait à rien. J'ai cotoyé le silence et la solitude avant d'enterrer ce besoin au plus profond de moi. Je me suis émerveillée tant de fois avant d'accepter de devenir une adulte blasée. J'ai ri aux larmes et pleuré jusqu'à étouffer, j'ai crié, hurlé, chanté mes joies, mes peines, mes tourments et mes exaltations. Jusqu'à ce qu'on me convainque que ce n'était pas la bonne façon de dealer avec les gens, que j'étais trop émotive, que je devais vieillir. J'aime peindre, mais je ne me donne pas le temps de le faire. J'aime lire mais mon besoin de solitude fait que je m'enterre dans les livres plutôt que de les apprécier mot à mot. J'aime la musique, forte, à m'en péter les tympans, trash métal ou chansons à textes, peut me chaut, j'aime la musique. J'aime chanter même si ma voix est celle d'une vieille casserole rouillée. J'aime me promener sous la pluie, regarder l'orage gronder, faire un avec la tempête. J'aime la chaleur, la moiteur de l'été étouffant. J'aime l'hiver au coeur de sa neige. J'haïs les transitions, les demi-tons, les pas sûrs, les hésitations. J'exècre la suffisance et l'intolérance. Je ne peux plus supporter l'hypocrisie, j'ai toujours préféré un coup de poing en pleine gueule, ça fait mal mais tu guéris mieux qu'avec un couteau dans le dos. Quelqu'un a déjà écrit sur mon tableau rempli de citations au bureau, la phrase suivante: ce sont les tonneaux vides qui font le plus de bruit. Ben tsé ça dépend toujours sur quoi le tonneau roule et de quoi il est rempli! J'aime pas les évidences, elles sont toujours trompeuses. La couleur de tes lunettes soleil va changer la couleur du ciel quand tu le regardes... J'aime regarder pousser le gazon, je me fous de la poussière qui s'accumule sur les étagères! Carpe diem! Profite du moment présent, tu ne sais ce que demain t'apportera. Certains me diront (m'ont déjà dit!) que c'est bien beau le ici / maintenant mais qu'il faut penser à l'avenir. Je l'sais! Je ne refuse pas de penser plus loin que le bout de mon nez. Pas folle la madame tout de même, j'ai des réers! lol Mais trève de plaisanteries, je ne connais pas l'avenir, j'ai vu trop de gens mourir, trop tôt, trop vite, avant de... Oui je prévois, je planifie et je fais ma fourmi. Mais boundiou, suis-je obligée de tuer la cigale pour ça? Oui je veux le beurre, l'argent du beurre et baiser le crémier dans l'fond de l'étable! C'est un crime? Non moi j'ai décidé que c'est légitime. Sais pas si ça fait partie de ma démarche d'introspection qui doit me mener aux tréfonds de mon âme, mais ce soir fut drôlement productif...J'ai l'air d'écrire des niaiseries décousues mais quand je me relis, pour moi ça fait du sens! J'aime écrire, c'est un des doux plaisirs de la vie. Là je m'en vais retrouver mon p'tit cahier noir, celui auquel vous n'avez pas accès. Dormez bien queridos! moi

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